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Un étudiant de l’Institut de Gramme (Liège) s’est rendu en Inde et raconte

11 octobre 2011

Abstract :
C’est pour travailler avec la caste des « intouchables », que nous sommes partis l’an passé, ma compagne et moi, retrouver l’équipe de l’ONG salésienne Vembu en Inde du Sud. Une expérience extrêmement forte où se mêlaient encadrement social, défis techniques et échanges culturels permanents. Tout ça dans un contexte parfois difficile mais où les sourires ont souvent le dessus sur les soucis.

Article :
Au bas de l’échelle sociale indienne se trouvent les « Dalits », ces « intouchables » non reconnus par l’absurde système de castes. C’est pour eux, le droit de leurs femmes et celui de leurs enfants que l’ONG salésienne Vembu se bat depuis 10 ans à Vilathikulam (www.vembu.org). Le centre accueille notamment tous les soirs quelques 300 enfants, accourant des villages avoisinant vers les salles d’étude, et compte environ 50 internes. Mais les actions de l’ONG ne s’arrêtent pas là, de plus en plus de projets, tant techniques qu’humains, voient le jour dans l’Etat aride du Tamil Nadu.

C’est alors pour prendre part à ces projets que nous nous sommes envolés vers l’Inde du Sud, ma compagne et moi-même, en octobre dernier. Pour premiers contacts avec la culture Tamoule, nous avons commencé par donner des cours d’anglais aux plus jeunes dans des villages retranchés, tout en apprenant leur langue et en se faisant à leurs coutumes. Notre curiosité réjouissait et favorisait considérablement l’échange. Que ce soit dans l’internat où nous vivions, à l’école ou sur le marché multicolore de Vilathikulam, l’humilité était notre meilleur outil de communication.

Après quelques semaines et tout en conservant nos cours, deux autres projets ont pu être mis en place : l’implémentation de parlements d’enfants dans les villages et la validation d’une nouvelle technique de production de charbon de bois. Cette dernière, plus verte, plus efficace et moins dangereuse que celle utilisée actuellement, brule les gaz (méthane) contenus dans les fumées afin de permettre la pyrolyse du bois sans apport énergétique extérieure. Deux prototypes de ce four Adam, du nom de l’ingénieur allemand qui l’a breveté, ont alors été construits afin de permettre des essais… convaincants ! Ces fours en brique servent aujourd’hui de modèle et de base à la formation des paysan(ne)s intéressé(e)s des environs. D’ici six ans, deux centres de dix fours chacun devraient leur être mis à disposition.

En conclusion, nous gardons un souvenir inoubliable de cette expérience extrêmement forte et enrichissante et souhaitons à tous ceux qui y pensent d’oser l’aventure.

[/Renaud Dachouffe
Diplômé IG 2010/]

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