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Matteo Ricci : pionnier des échanges scientifiques entre la Chine et l’Europe

Exposition et conférences à l’ULg (Liège), du 15 avril au 25 mai 2016

15 avril 2016

Missionnaire italien, Matteo Ricci fut, en 1583, l’un des premiers jésuites à pénétrer en Chine, empire encore largement inconnu des Européens. L’ULg accueille, du 15 avril au 25 mai, une exposition consacrée à ce pionnier des échanges de savoirs entre Chine et Europe.

Mise sur pied en 2011 par l’Institut Ricci de Paris à l’occasion du 400e anniversaire de la mort du missionnaire, l’exposition sera complétée par une série de conférences.

A la Galerie Wittert, Place du XX-août 7, du 15 avril au 25 mai 2016.


Matteo Ricci fut, en 1583, l’un des premiers jésuites à pénétrer en Chine, empire encore largement inconnu des Européens. Agé de 30 ans à peine, il parvint, avec Michele Ruggieri, un autre jésuite italien, à élire domicile à Zhaoqing, dans le sud de la Chine continentale, étendant ainsi, pour la première fois, le rayonnement du missionnariat jésuite au-delà de la presqu’île de Macao.

Homme d’Église, Matteo Ricci fut aussi homme de sciences. Ce sont en effet ses connaissances en mathématiques, en astronomie et en cartographie qui lui valurent
d’être invité, par des mandarins locaux, à résider à Zhaoqing et y ouvrir une mission. Une première.

Le projet de Matteo Ricci fut, bien sûr, d’évangéliser. Pour ce faire, il chercha d’emblée à "devenir chinois", portant d’abord l’habit des moines bouddhistes, puis bientôt, comme ils étaient méprisés par les élites locales dont Ricci entendait se rapprocher, celui des lettrés initiés à la philosophie de Confucius. À l’instar de ceux-ci, Ricci se laissa également pousser les cheveux et la barbe. Ardent promoteur du christianisme, il en souligna notamment les similitudes avec les traditions religieuses chinoises.

À l’aube du XVIIe siècle, la renommée de Ricci le conduisit à partir pour Pékin, où il fut reçu par Wanli, empereur de la dynastie Ming dont il demeura proche. Et Wanli permit à Ricci, cet "étranger estimé", d’être inhumé à Pékin, en 1610. Il vécut toute sa vie en Chine. Il y apprit la langue et se montra curieux de la culture de ses hôtes. Dans le même temps, il traduisit en chinois bon nombre d’ouvrages de mathématiques
et d’astronomie. Matteo Ricci affina également la cartographie de la région et
révéla aux Chinois la situation de leur empire par rapport au reste du monde. Il est aussi l’auteur de ce que nous appelons de nos jours "Le Grand Ricci", un monumental dictionnaire en sept volumes de la langue chinoise. Inversement, il contribua à faire connaître le confucianisme en Occident. Matteo Ricci est donc considéré comme un passeur de culture et de savoirs entre la Chine et l’Europe de la Renaissance.

L’exposition donnera à voir une vingtaine de panneaux en tissu « qui résument les apports scientifiques de Ricci et leur réception dans la Chine des Ming » ; elle sera enrichie d’une série d’objets issus des collections du Musée de la vie wallonne, de la galerie Wittert et de la Bibliothèque générale de l’ULg.

Conférences autour de l’expo :

3 mai (18h15, Place du XX août, Salle Wittert) : Catherine Jami (Paris), Les jésuites de la mission de Chine (1582-1722) : Enseignement et circulation des savoirs scientifiques

10 mai (18h15, Place du XX août, Salle Wittert) : Isaia Iannaccone (Bruxelles), Le cahier de doléances de Matteo Ricci : méfiance et préjugés d’un occidental dans la Chine des Ming.

12 mai (18h15, Place du XX août, Salle Wittert) : Noël Golvers (Leuven), Le père Johann Terrentius, chasseur de livres et d’instruments pour la mission de Chine

Patrick Camal

www.confucius.ulg.ac.be
Entrée gratuite

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