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2e Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création

Message du pape François

1er septembre 2016

Ce 1er septembre, l’Eglise fête la 2e Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création. A cette occasion, le pape François a diffusé un message, intitulé « Usons de miséricorde envers notre maison commune ».

par Jean-Jacques Durré (Cathobel)

Cette journée de prière s’inscrit dans la préoccupation du pape pour la protection de la Terre, notre « maison commune ». Elle a été instaurée l’an dernière dans la foulée de l’encyclique Laudato Si, publiée en mai 2015. Un date qui n’est pas choisie au hasard : le 1er septembre est également -,et depuis très longtemps – la journée de prière pour la création dans l’Eglise orthodoxe. Elle marque aussi le début de l’année liturgique chez nos frères orthodoxes.

François y fait d’ailleurs allusion dès le début de son message : « En union avec les frères et les sœurs orthodoxes, et avec l’adhésion d’autres Eglises et Communautés chrétiennes, l’Eglise catholique célèbre aujourd’hui l’annuelle ‘Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création’. Cette occasion entend offrir à chacun des croyants et aux communautés la précieuse opportunité de renouveler leur adhésion personnelle à leur vocation de gardiens de la création, en rendant grâce à Dieu pour l’œuvre merveilleuse qu’Il a confiée à nos soins et en invoquant son aide pour la protection de la création et sa miséricorde pour les péchés commis contre le monde dans lequel nous vivons ».

Le pape ajoute qu’il est « très encourageant que la préoccupation pour l’avenir de notre planète soit partagée par les Eglises et les Communautés chrétiennes avec d’autres religions ». Et de poursuivre : « Je voudrais mentionner ici le Patriarche Bartholomée et son prédécesseur Dimitrios, qui pendant de nombreuses années se sont prononcés constamment contre le péché de provoquer des dommages à la création, attirant l’attention sur la crise morale et spirituelle qui est à la base des problèmes environnementaux et de la dégradation ».

La terre crie…

« Avec ce Message, je renouvelle le dialogue avec chaque personne qui habite cette planète au sujet des souffrances qui affligent les pauvres et la dévastation de l’environnement. Dieu nous a fait don d’un jardin luxuriant, mais nous sommes en train de le transformer en une étendue polluée de « décombres, de déserts et de saletés » (Enc. Laudato si’, n. 161). Nous ne pouvons pas nous résigner ou être indifférents à la perte de la biodiversité et à la destruction des écosystèmes, souvent provoquées par nos comportements irresponsables et égoïstes », écrit encore le souverain pontife, qui rappelle que la planète continue à se réchauffer, en partie à cause de l’activité humaine.

« Comme l’écologie intégrale le met en évidence, les êtres humains sont profondément liés les uns aux autres et à la création dans son ensemble. Quand nous maltraitons la nature, nous maltraitons aussi les êtres humains ». Et il ajoute : « Dieu nous a donné la terre pour la cultiver et la garder avec respect et équilibre. La cultiver « trop » – c’est-à-dire en l’exploitant de manière aveugle et égoïste –, et la garder peu est un péché ».

Le pape François invite à faire un examen de conscience, qui « implique gratitude et gratuité, c’est-à-dire une reconnaissance du monde comme don reçu de l’amour du Père, ce qui a pour conséquence des attitudes gratuites de renoncement et des attitudes généreuses. »

Le message du pape se termine par un rappel : « En l’an 2000, qui fut aussi une Année jubilaire, mon prédécesseur saint Jean-Paul II a invité les catholiques à reconnaître leurs torts pour l’intolérance religieuse passée et présente, ainsi que pour les injustices commises envers les Juifs, les femmes, les peuples indigènes, les immigrés, les pauvres et les enfants à naître. En ce Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, j’invite chacun à faire de même. Comme individus, repentons-nous du mal que nous faisons à notre maison commune ».

Jean-Jacques Durré (www.cathobel.be)

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